La côte de la vanille, une expédition pour y arriver!

La côte de la vanille, appelée ainsi pour ses ressources en vanille est située sur la partie Nord-Est de Madagascar. Je vous donne quelques conseils pour pouvoir visiter cet endroit encore bien préservé du tourisme. Je vous raconte pourquoi le trajet entre Nosy be et la côte Est était le plus long de ma vie! Puis notre superbe expérience du trek dans la jungle humide de Marojejy!

INFOS ET BONS PLANS POUR VISITER LA COTE DE LA VANILLE

Pourquoi visiter cette partie de Madagascar ?
Cette partie de Mada est peu touristique car elle n’est pas très bien desservie. On y accède seulement en avion ou bien par la route si on est courageux et qu’on recherche l’aventure (cf notre aventure en taxi-brousse..) ! Ce n’est pas ici qu’on trouvera une ambiance festive, mais plutôt calme au rythme des malgaches. Les paysages sont plus verts, avec beaucoup de rizières et de forêts humides.
Sur cette côte, on y va pour la vanille et la nature, comme les seuls choses a faire sont les visites de production de vanille et de coco, ainsi que des randonnées dans la forêt (comme le parc Marojejy). Ce que je vous conseille de faire est le petit trek dans la forêt humide de Marojejy: un moment loin de toute civilisation. On a approché une 10ène de caméléons et des lémuriens sauvages.

Si vous visitez la côte, je vous conseille de ne pas vous attarder à Vohémar: il n’y a rien à y faire, rien à y voir. Ce n’est juste une petite ville qui se vit. Sambava mérite un petit coup d’œil pour une journée grand max avec les cocoterais, la plage, le marché. Allez plutôt dans le parc de Marojejy 🙂

 

Comment organiser le trek dans le parc de Marojejy? Combien de jours?

Le parc de Marojejy est une forêt humide où nous pouvons randonner. Il n’y a pas vraiment d’agence qui organise des treks tout inclus, même l’office de tourisme de Sambava semble un peu perdu pour organiser une excursion là bas. Nous l’avons fait par nous-même, avec l’aide du gérant de mimi hôtel: il nous a mis en contact avec un guide pour le parc Marojejy (uniquement possible avec un guide local). Honnêtement, même si le chemin est tracé, ce n’est pas vraiment très claire parfois, puis le guide nous permet de repérer des animaux sauvages et nous donner certaines explications. Il y a plusieurs choix possible, on peut trekker un ou jusqu’à 3 jours dans la forêt, mais je trouve que 2 jours est bien car le paysage est toujours similaire. Pour le budget, ce n’était pas donné pour quelque chose de très simple. Pour le trajet, environ 20€ pour le taxi pour deux pour se rendre de Sambava à l’entrée du parc, et seulement 4€ pour le retour en taxi-brousse. L’entrée du parc Marojejy coûte 45000 AR/ jour/personne (soit 10€/jour/personne), la nuit en tente aménagée 15000AR/personne (4€), et le guide coûte 60.000AR/jour pour deux (soit 14€/jour). Bref, pour 2 jours de trek on s’en sort pour 45€ environ.

Accès / transports
Pour accéder a la côte de la vanille, l’avion est le plus simple et permet d’économiser de nombreuses heures de route. La compagnie Tsaradia dessert tous les jours Sambava depuis Tana et Diego Suarez pour 90€ l’aller environ. Nous l’avons pris pour le retour!
Sinon, comme nous l’avons fait, on peut y accéder en taxi-brousse depuis Ambilobe, mais il faut compter un à deux jours pour parcourir les 160km jusqu’à Vohemar. Ils sont entrain de la refaire, dans quelques années ça ira mieux, mais actuellement (août 2019), il n’y a que 10km de piste plate.
Trajet Ambilobe – Vohemar : 160km, 60.000Ar (15€) en taxi-brousse. On a mis 19h, mais c’est en général 10h en saison sèche et 2 jours quand il pleut (il faut regarder les photos pour comprendre..).
Trajet Vohemar – Sambava : 150km, 10.000ar en taxi-brousse, 15.000ar (4€)/pers pour nous en partageant la voiture vide.
Trajet Sambava – Andapa ( parc national de Marojejy) :
Pour circuler dans les villes, de nombreux tuktuk font la course pour quelques sous. En général, on paye 1000 a 3000Ar (0,50€) pour deux pour moins de 5km de trajet.

Quelques adresses

  • Hôtel Galaxy à Vohemar : une bonne adresse pour y loger, les bungalows sont basiques mais confortables et pas chers, 50.000Ar la nuit (12,5€). On peut y manger ils font restaurants aussi.
  • Hôtel la baie d’irhana à Vohemar : on y est juste passé mais les chambres ont l’air bien plus confortables et chics, face a la plage. Le budget peut être plus élevé.
  • Mimi hôtel à Sambava: C’est une bonne adresse dans Sambava, une grosse ville. Ce sont de petits bungalows mignons dans un jardin pour 60.000ar (15€) la nuit seulement. Bon le restaurant n’est pas le meilleur.. mais ça fait l’affaire! Le plus de cet hôtel, c’est qu’ils organisent les treks dans le parc de Marojejy, et comme il n’y a pas d’info, ni d’agence locale là bas, on est preneur d’info! Ils sont en lien avec des guides du parc, et nous aident à organiser les jours de rando avec les courses.

L’itinéraire sur la carte

 

RÉCIT DE VOYAGE, LA COTE DE LA VANILLE: UNE EXPÉDITION!

 

LE TRAJET LE PLUS LONG DE MA VIE.. 19H pour 150km

En provenance de l’île de Nosy be (à l’opposé), nous décidons d’explorer cette partie là de Madagascar. Pour y arriver il y a deux moyens, soit l’avion avec de nombreuses liaisons, soit le taxi-brousse sur une des pires routes de Madagascar. Nous avons opté pour ce deuxième choix.. (que nous regrettons un peu)!

La route entre Ambilobe et Vohemar, 150km pour 19h : une épreuve !

Nous partons le matin de Nosy be pour atteindre le port d’Ankify, d’où un taxi-brousse était censé nous attendre. Petite erreur de notre part d’avoir avancé des frais pour réserver un taxi-brousse après le bateau car celui-ci était déjà partie. Bon, bye bye nos sous ! On prend un autre taxi-brousse qui devait partir « immédiatement ». Mais à Madagascar, ce ne sont pas les mêmes références : nous avons attendu que le taxi brousse se remplisse puis que le chauffeur mange son repas du midi avant de partir. Bref, c’est partis pour 4 heures de route, plutôt « bonne » (cad qu’elle est goudronnée, mais avec de nombreux nids de poule). Le trajet s’est passé relativement vite et nous arrivons à 11h a Ambilobe. Nous pensions faire escale une nuit à Ambilobe, mais il n’y a absolument rien à faire et nous entendons qu’un taxi brousse part pour Vohémar à 15h. Nous n’hésitons pas longtemps car ça nous permet de gagner un jour. Nous payons les 60.000Ar (15€) pour réserver notre siège dans le taxi-brousse. En attendant, on trouve un plat de riz et de légumes dans l’hôtel du coin : ils nous ont gentillement accueillit le temps d’attendre le taxi. Quand on revient, on découvre que ce n’est pas le même taxi brousse : celui-là est bien moins confortable et récent que celui vu lors de l’achat du billet. Soit… on charge les bagages sur le toit, puis le véhicule s’en va pour 30min en nous laissant patienter : il devait faire le plein essence (comme s’il n’avait pas eu le temps toute la journée!). On nous place au fond à gauche, tout va bien jusqu’à la car nous avions choisit ces places. Ce que nous ne savions pas, c’est que nous allons faire le trajet a 4 sur la banquette au lieu de 3. Bref, on est 20 dans une sorte de combi aménagé pour 15 personnes maxi. On est complètement serré au fond, impossible de coller deux épaules sur le siège, je manifeste mon mécontentement. Rien a y faire.. c’est mada ! On commence a rouler sur les 10kms de pistes plutôt bonne (le début vient d’être refaite), puis nous entamons une partie moins sympa avec des trous, bosses, de la pente.. et ça sur 150kms ! On est secoué dans tous les sens et en 30min on a déjà une bonne couche de poussière sur nous. Toutes les demi-heures, on teste différentes positions pour soulager nos fesses, nos jambes ou nous épaules. Quand le véhicule s’arrête pour les pauses, on ne peut que sortir par la fenêtre, la « vraie » porte étant inaccessible pour nous. Soudain, notre voisin d’épaule sort un sachet de graine de maïs pour nourrir sa poule qu’il avait coincé sous son siège dans un panier. La blague !!
Bref, on roule comme ça jusqu’à 00h où le véhicule s’arrête soudainement. On remarque que des camions bouchent le passage et nous empêche de passer. On attend tous dans la voiture et tentons de dormir un petit peu. On est trop serré, c’est mission impossible et en plus on a aucune information sur combien de temps on va rester là. Olivier décide de sortir pour dormir sur le toit de la voiture avec les sacs.
Vers 6h, la poule qui gratte son panier me réveille, et je réveille a mon tour Olivier sur le toit. On décide de marcher sur le sentier pour comprendre enfin la raison du pb qui nous a bloqué ici toute la nuit. C’est en fait deux camions qui bloquaient le chemin : un en panne, puis un autre embourbé. Cela a créer un énorme bouchon d’environ 1km.
Un mec nous accoste pour nous expliquer difficilement la situation, et nous dit que ca prendra peut être « un jour ou deux » O_O !!! Il nous reste seulement 50km,.. on se demande si on doit continuer a pied ou rester ici. 20min après, un miracle se produit, la situation se dénoue sous le cris de la 100ene de personnes ici présents. Les deux camions libèrent le passage puis nous reprenons notre chemin jusqu’à Vohemar a 50km (4h encore de route..).
Au total nous avons mis 19 heures pour faire 150km entre Ambilobe et Vohemar, un record ! Mais bon.. ça aurait pu être pire, « on s’en sort plutôt pas mal ».

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VOHEMAR.. légère déception

Nous découvrons Vohemar et on se rend compte qu’il n’y a pas grand-chose a faire ici, mais ça tombe bien parce que le trajet nous a fatigué et on doit laver nos habits et sacs à cause de la poussière. Vohemar n’a aucun charme particulier, on s’y balade sans raison particulière et les gens ont l’air étonné de nous voir ici. On pensait se reposer à la plage, mais elle côtoie un port commercial. C’est ici que Madagascar importe/exporte de la marchandise pour Tana : on comprend pourquoi la route tellement défoncée est beaucoup empruntée par les camions ! Bref, on ne se baignera pas sur la plage a côté du cargo.. on revient a l’hôtel ou nous passerons la nuit dans un bungalow simple mais mignon. Olivier en a profité pour aller chez le coiffeur dans cette ville, peu chère mais il n’a pas su se faire bien comprendre : c’est la boule à 0 haha!!

 

SAMBAVA
De bonne heure le matin, nous partons plus au Sud a Sambava, une ville normalement plus animée. Pour s’y rendre, nous avons la chance de partager une voiture privée pour le même prix qu’un transport en commun. En fait la veille, alors que je demandais un conseil pour prendre le taxi-brousse, notre hôte nous propose de partir avec un amis a lui qui devait se rendre a Sambava. On se retrouve dans une voiture rien que pour nous : la journée s’annonce bien ! Arrivée à Sambava, on découvre une grande ville où le parfum de la vanille règne dans l’air. De nombreux tuktuks circulent dans la ville, des étales de marché s’étendent à plusieurs coins de rue. Nous faisons un petit tour, en passant par la plage, très sauvage, ne permettant pas une baignade non plus. A Sambava, nous décidons de visiter une cocoteraie: un tuktuk nous emmène voir les différentes étapes de la fabrication de l’huile de coco. On accède même à l’intérieur des machines pour extraire le jus de coco! Des petites visites pour s’occuper une journée, avant d’organiser notre trek pour Marojejy!

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TREK DANS LA FORET DE MAROJEJY

Pour organiser notre trek, nous avons fait quelques courses la veille à Sambava. Dans les magasins, il y a pas mal de choix, mais on va rester sur des choses basiques facile à cuisiner (pâtes, riz, légumes,..). On va s’épargner d’acheter un poule vivante pour l’emmener en trek 🙂 L’hôtel où nous sommes à Sambava nous a mis en contact avec un guide local du parc. On se lève de bonne heure pour se rendre au point de rdv à l’entrée du parc. Une demi-heure d’attente (c’est mada.. « mura mura » hein!) pour que notre guide se présente, puis nous remplissons quelques formalités avant de randonner. Allez hop, on y va!

Le paysage est vraiment chouette, en début de balade on traverse quelques rizières avant de s’enfoncer dans la forêt dense. 2 jours de randonnées dans la forêt humide c’est être moite toute la journée (pas de chance il a plu un peu!), c’est repérer les caméléons dans les arbres (héhé on en a vu une 10ène!), c’est regarder ses pieds à chaque pas entre les racines et la boue, c’est dormir dans un endroit vraiment rudimentaire.

Nous n’avons passé qu’une nuit dans une petite tente sur pilotis car nous randonnions 2 jours seulement. C’est un camp aménagé avec une cuisine (4 réchauds et de l’eau) puis quelques lits superposés dans des tentes à partager. J’avoue que ça sentais pas la rose dans la tente avec l’humidité, nos affaires qui sèchent sur un fil proche du lit, puis l’état des draps.. Mais ça fera l’affaire pour une nuit!

Le lendemain nous randonnons encore, avant de retourner au point de départ, d’où nous attrapions un taxi-brousse pour revenir à Sambava. Encore une fois, nous attendons là au bord de la route le pouce levé, puis c’est après 30min que le taxi-brousse s’arrête, déjà plein à craquer 🙂 Une heure de route pour revenir à Sambava d’où nous repartions en avion pour visiter le Nord.

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